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AGILITY

L’agility est l’une des disciplines que nous pratiquons avec nos chiens, principalement notre Bouvier Bernois. Il est en effet absolument accro à ce sport qu’il pratique avec beaucoup de joie et d’entrain depuis quelques années. Il a d’ailleurs déjà participé à la finale du grand prix de France. Maintenant qu’il est à la retraite, nous réalisons uniquement quelques parcours pour son plaisir. Voici quelques explications sur l’agility ainsi que des photos et des films de nos chiens en action. La preuve que les gros chiens sont tout aussi capables que les petits !!!

L’agility était au départ un simple spectacle visant à divertir, en 1977, les visiteurs de la plus grande exposition canine d’Angleterre : la Cruft. A l’époque, il s’agissait d’une simple course d’obstacle, dont le principe s’apparentait à celui du jumping équestre. Cette discipline canine éducative est homologuée par la Société Centrale Canine depuis 1988 et connaît une progression foudroyante depuis une dizaine d’années. Les premiers concours français ont débuté dans les années 90. Actuellement sport en plein essor, l’agility regroupe près de 15000 pratiquants, dont 4000 participent régulièrement aux concours organisés dans l’hexagone.

Qu’est ce que l’agility ?

Un parcours est composé de différents obstacles qui doivent être franchis par l’animal selon un ordre imposé et le plus rapidement possible. Sur le terrain, on trouve des haies simples, une palissade, un pneu, une balançoire, un tunnel rigide ou souple, une passerelle et un slalom. Parmi ces obstacles, certains sont dits « à zone », car le chien doit impérativement mettre au moins une patte sur une zone peinte en rouge, à la montée et à la descente : la passerelle, la palissade et la balançoire. Le maître doit donc ralentir son chien ou lui apprendre à ne pas sauter ces zones sous peine d’une pénalité. Le tracé est, bien entendu, laissé à l’entière imagination du juge et comprend de nombreux changements de direction. Certains obstacles peuvent être répétés plusieurs fois. Le parcours a une longueur de 100 à 200 mètres et comprend de 12 à 20 obstacles.


L’objectif est d’amener son chien à passer l’ensemble des obstacles dans l’ordre défini par le juge. Pour chaque parcours, un temps de parcours standard (TPS) est calculé et sert de temps de base, c'est-à-dire de temps maximum autorisé pour terminer le tracé sans pénalités. Le but est donc de réaliser l’ensemble de l’épreuve sans faute, mais aussi en un minimum de temps. Les fautes sont comptabilisées si le maître touche volontairement son chien pendant l’épreuve, si l’un des éléments de l’obstacle tombe lors du passage du chien, si le chien refuse l’obstacle, et le contourne par exemple ou encore si le chien n’a pas posé une de ses pattes dans la zone rouge de l’obstacle.


L’équipe vainqueur est celle qui termine avec le moins de faute, et en cas d’égalité de fautes, le couple vainqueur est celui qui a été le plus rapide. L’agility est donc avant tout une course d’adresse, la rapidité n’étant pas le critère principal. Ainsi, une équipe très rapide avec 10 points (2 fautes) est classée derrière une équipe plus lente n’ayant que 5 points (1 faute).

La relation maître-chien

En agility, le but est de trouver le compromis idéal entre la qualité et la rapidité d’exécution. Il est donc important de trouver le juste équilibre entre ces deux impératifs. Pour obtenir ce compromis idéal, une parfaite harmonie entre le chien et son maître est indispensable. Le chien doit écouter, comprendre et enregistrer l’ordre donné, la réalisation de ce dernier devant être immédiate. Il est impératif qu’il soit parfaitement attentif aux ordres donnés par son maître et qu’il réagisse immédiatement. Il ne doit pas hésiter et encore moins ignorer un ordre. Vu la rapidité d’évolution sur le parcours, le chien est face à l’obstacle suivant en moins de trois secondes. S’il y a un changement de direction avec deux obstacles face à lui, le chien doit obéir au moindre ordre ou mouvement de son maître. Tout l’art du conducteur réside en sa capacité à maintenir l’attention du chien constante.


C’est également dans le guidage du chien que la cohésion entre celui-ci et son maître s’exprime. Le maître doit, quant à lui, transmettre un message clair, concis et précis, directement exécutable par l’animal. L’harmonie est donc le produit des qualités de réceptivité du chien et des facultés de communication du maître. Pour obtenir cette parfaite complémentarité en agility, il est nécessaire de maîtriser l’éducation et l’obéissance de base : sociabilité, assis, couché, le rappel… Il serait en effet vain de débuter sur un terrain d’agility avec un chien ne connaissant pas ces bases. Quoi de plus frustrant que de tenter de lui apprendre à monter sur la passerelle si son maître passe son temps à le rattraper. Les clubs d’agility sont nombreux et permettent à tous les néophytes de goûter les joies de ce sport. Ils permettent bien souvent d’évoluer assez vite, et éventuellement de permettre de sortir en concours. Il faut compter un à deux ans d’entraînement pour être opérationnel lors d’épreuves officielles. Evidemment, il faut parfois suivre au départ des cours d’éducation. Avec l’aide d’éducateurs compétents, l’apprentissage du chien et du maître se fait en douceur. L’animal, mis en confiance, familiarisé avec le lieu et l’ambiance, est d’autant plus attentif et assidu. L’agility est un jeu et le chien doit apprécier ce moment de détente. C’est un loisir utile et idéal pour compenser le manque d’activité, parfaire une éducation de base et souder dans le jeu et le travail la relation maître-chien.


Pour qui ?

Pour tout le monde ! Tous les chiens peuvent faire de l’agility, du plus petit au plus grand. Tous les maîtres peuvent pratiquer ce sport, qui demande autant d’attention que d’endurance. La hauteur des obstacles varie en fonction de la catégorie dans la quelle se trouve le chien : catégorie A (jusqu’à 35 cm au garrot), catégorie B (de 35 à 50 cm au garrot), catégorie C (plus de 50 cm au garrot) et la catégorie D (les grands molossoïdes et les races lourdes). On retrouve dans cette catégorie des races comme le Bouvier Bernois, le Rottweiler, le Montagne des Pyrénées, le Saint Bernard, etc. La hauteur des obstacles varie de 30 cm pour la catégorie A à 60 cm pour la catégorie C. Tous les chiens trouvent donc leur place au sein des parcours et la plupart des épreuves sont ouvertes à tous les chiens, inscrits au Livre des Origines français (LOF) ou non. L’agility est donc bien un sport ouvert à tous et il est souvent amusant de constater que le plus énervé à l’approche du terrain est le maître et non le chien.

Voici deux vidéos d'Op'tracken en action: